Quelques recommandations
A travers les forêts et les montagnes des Vosges...



S'habiller
Préparer
Informer
Transporter
Se nourrir
Respecter
Faune
Flore
Hiver
Danger ! Tiques


Les Vosges ne sont pas d'inoffensives collines arrondies... Si elles cachent bien des trésors et proposent la joie de la découverte, elles peuvent aussi réserver des mauvaises surprises aux imprudents. Une randonnée mérite d'être convenablement préparée. Voici quelques recommandations de bon sens que notre expérience nous a confirmées.
> Jetez un coup d'oeil à la Charte du randonneur du Club Vosgien.
> Une incontournable mine de renseignements : le site internet du Club Vosgien

Quelques recommandations pour randonner en paix...


attention, soleil...



Savoir bien s'habiller et se chausser
  • De bonnes chaussures : J'ai fait autrefois la plupart de mes randonnées en tennis. C'est suffisant sur presque tous des sentiers des Vosges moyennes, imprudent dès que le parcours tend à devenir rocheux : gare aux entorses ! Je frémis quand je vois les chaussures du promeneur moyen, en claquettes dans les rochers du Hohneck...
  • Des habits confortables : légers quand il fait chaud, isolants s'il fait frais, surtout s'il y a du vent ou si le dénivelé est important. Il n'est pas prudent de trop se découvrir s'il fait chaud et que le ciel est couvert.
    Attention, le coton n'est pas idéal, il entretient et emmagasine la transpiration (mais ça ne vous empêche pas de porter les tee-shirts de notre boutique !).
  • Ne pas négliger vêtements de pluie ou coupe-vent : un k-way n'est pas très encombrant et peut se révéler utile si le temps fraîchit inopinément, ce qui n'est pas rare dans les Hautes Vosges, même si vous êtes dur à cuire, si vous n'avez jamais froid, si vous voulez faire admirer vos généreux pectoraux ou votre bronzage... De tels vêtements sont indispensables si votre randonnée dure plusieurs jours, même si la météo est optimiste : personne n'ignore que ce n'est pas une science exacte...
  • Attention, le soleil est traître, même quand il ne fait pas très chaud, notamment sur les sommets ou dans les chaumes : coups de soleil voire insolations sont faciles à attraper. Je marchais toujours nu-tête mais j'ai constaté parfois en regardant le haut de mon front que j'avais eu tort ; une casquette tient chaud mais c'est parfois sage.

>>> Haut de la page


Consulter...
l'IGN...
le Club Vosgien...
Météo-France...
meteo-strasbourg.net
pour aujourd'hui :
la météo en
Alsace


Préparer
  • Préparez soigneusement votre itinéraire. C'est d'autant plus important que la randonnée est plus longue : calculez les distances de marche, le profil, le dénivelé ; situez les points de repos, les étapes, les éventuels abris en cas de mauvais temps, les déroutements envisageables en cas d'orage. Moins vous laisserez au hasard, plus vous profiterez de votre marche.
    Pour cela, les cartes au 25 000ème ou au 50 000ème éditées par le Club Vosgien et par l'IGN (Institut Géographique National) sont indispensables. Gardez-les sur vous pendant toute la randonnée ; vous n'êtes pas obligés de les afficher sur votre poitrine, mais gardez-les à portée de main, n'hésitez pas à les consulter en cas de besoin et protégez-les pour éviter de les voir se dissoudre dans une averse.
    Il est utile de s'entraîner à la lecture d'une carte : ça peut rendre service au cas où vous vous égareriez, ou si vous traversez une exploitation forestière qui fait perdre les repères, ou encore au cas où le balisage magnifiquement précis et dense du Club Vosgien se révèlerait défaillant... ça arrive parfois.
    Les cartes du Club Vosgien sont en vente dans beaucoup de librairies ou de supermarchés, ainsi que par correspondance sur leurs sites internet et directement dans notre librairie.
  • Consultez les services météo nationaux (Météo-France) ou régionaux (meteo-strasbourg.net), même si vous "n'y croyez pas". Sans prétendre donner des informations totalement sûres, ils peuvent donner des indications précieuses : il est imprudent de programmer une rando sur les crêtes si on annonce de l'orage ; il y a des risques qu'il n'est pas recommandé de courir, même si on aime vivre dangereusement. Vous pouvez préparer votre itinéraire, pas le temps : mieux vaut pouvoir faire face à toutes les situations...
  • Pensez que le temps change vite en montagne. Vous êtes parti le matin avec un soleil radieux, vous pouvez être rattrapé par une averse ou un orage avant midi. Ça m'est arrivé.
  • En cas d'orage : vous le savez bien, il n'y a dans la nature aucun abri, ni rocher, ni arbre, ni forêt. On est particulièrement exposé sur les chaumes, au sommet des rochers ou près des arbres isolés. Si l'orage gronde au loin, ne pensez pas en "comptant les secondes" que vous avez le temps ; l'orage peut vous rejoindre en quelques minutes, gagnez le plus vite possible l'abri sûr le plus proche quitte à faire quelques kilomètres de plus. N'oubliez pas d'éteindre votre portable, sauf pour un appel très court en cas de nécessité impérative. Un orage en montagne peut - j'en témoigne - laisser des souvenirs inoubliables, à condition de vivre assez pour en avoir.

>>> Haut de la page


Informer
  • Autant que possible, ne pas partir seul. C'est évidemment difficile si vous vivez seul, mais c'est en fin de compte une règle de prudence, surtout si comme moi vous avez une prédilection pour la solitude des forêts... Certes, la présence de nombreuses personnes n'est même pas une certitude d'être secouru en cas d'accident. Il m'est arrivé de devoir faire 5 km après une entorse, avec une cheville doublée de volume et couleur de pruneau d'Agen, en boîtant, en gênant du monde qui a dû me dépasser sur le sentier, sans que personne ne s'inquiète de quoi que ce soit... N'empêche qu'en cas de besoin (entorse, insolation), si vous êtes seul au bord d'un sentier désert, vous serez difficilement secouru.
  • Portable : une solution, si vous en avez un, c'est d'emporter votre portable, sans oublier que tout le massif n'est pas couvert.
  • Signaler l'itinéraire à quelqu'un : informez de votre projet, de vos prévisions, de votre horaire, et donnez de vos nouvelles quand c'est possible, pour ne pas laisser déclencher le plan ORSEC pour rien, mais pour ne pas vous laisser attendre dans le besoin si ça arrive.

>>> Haut de la page


Transporter
  • Un bon sac à dos : à choisir en fonction de l'importance de la randonnée et de ce qu'on devra y mettre... Un sac de couchage est souvent indispensable et ne tient plus forcément beaucoup de place. Faut-il transporter une tente ? Tout dépend de l'itinéraire et des sensations qu'on recherche... Sachant qu'on n'a pas forcément le droit de planter une tente n'importe où et que les refuges sont nombreux (Club Vosgien, Club Alpin, Touring Club, sans oublier les fermes-auberges), on peut souvent se passer de cet accessoire encombrant et lourd.
  • Rester raisonnable : il y a des choses que l'hygiène commande, il y en a d'autres qui sont moins indispensables. Tout dépend encore de l'itinéraire ; le passage dans des refuges qui permettent une douche de temps en temps est sans doute un plus. Mais le rasoir et la cravate ne sont pas forcément des nécessités... On admet généralement qu'il faudrait éviter de porter plus de 10 % de son poids ; à voir certains randonneurs sur les chemins, il n'est pas sûr que cette règle de bon sens soit toujours respectée...

>>> Haut de la page


Bien se nourrir
  • Prévoir des en-cas : quelle que soit la durée de la rando, il faut manger et boire convenablement. D'une part les repas habituels (loger en ferme-auberge simplifie tout puisque pour un prix modique on peut avoir le repas du soir, le petit-déjeuner et des sandwiches pour midi), d'autre part des coups de pouce pour la route (barres de céréales, de chocolat, etc..., mais attention à l'équilibre nutritif : pas trop de sucre !). Rester totalement autonome est très compliqué : outre la tente, il faut transporter des provisions et il faut nécessairement passer à des endroits où on peut les renouveler ; ça tient de la place et c'est lourd, j'en ai fait l'expérience !
  • Emporter à boire : ça aussi, c'est lourd mais c'est d'autant plus indispensable qu'il fait plus chaud et on peut transpirer aussi sur les crêtes vosgiennes. Je consomme plus qu'une voiture : 1 litre pour 10 km me paraît un minimum.

>>> Haut de la page


Attention !
Baignades imprudentes...
Dégradation de la chaume...

Respecter
  • Des milieux sensibles : le milieu forestier des Vosges moyennes et les chaumes des Hautes Vosges sont des milieux fragiles. L'augmentation de la fréquentation touristique les met en danger. Ils font pourtant partie du patrimoine de nature que nous léguerons aux générations futures. Ils méritent d'être traversés avec respect et précautions. Plusieurs régions sont classées, soit dans les parcs naturels régionaux (Vosges du Nord, Ballons), soit dans des réserves plus strictement protégées (Hohneck, Markstein). Des efforts ont été faits pour limiter les VTT, les "motos vertes" et les 4x4 et pour réserver les sentiers aux piétons. A nous de les respecter...
  • Ne pas quitter les sentiers : ils sont parfois caillouteux, étroits, inconfortables... C'est vrai que le bord du sentier est plus souple, plus agréable... Mais à force de procéder ainsi, le piétinement élargit le sentier au détriment des chaumes ou de la forêt et dégrade le milieu naturel. (en savoir plus)
  • Ne pas couper les lacets : ça fait plus sportif, mais ça accentue le ravinement, ce qui est préjudiciable aussi bien au sentier qu'à la végétation. Faire de la randonnée exige du respect et de la discipline...
  • Des lacs fragiles : étangs des Vosges du Nord ou lacs glaciaires des hautes Vosges, ce sont des milieux fragiles, peu ou pas adaptés à la baignade, sauf exception (lac de Gérardmer). Ils méritent tout particulièrement d'être respectés et protégés.

>>> Haut de la page

Documents...
la rage...
la maladie de Lyme...
la MET...
l'échinococcose...

Faune
  • Les animaux que nous pouvons rencontrer ou observer au cours de nos promenades vosgiennes sont habituellement débonnaires, sauf s'ils sont blessés ou malades, ou s'ils ont une progéniture ou un domaine à défendre. Ils essaient habituellement d'éviter l'homme et les rencontres sont rares.
  • Si on en rencontre, il faut être prudent, car un animal surpris peut être agressif et il ne réagit pas comme les hommes : il vaut mieux, sans le perdre du regard, ne pas le regarder dans les yeux en espérant l'impressionner et ne pas lui sourire (en lui montrant les dents...), deux attitudes qu'il peut prendre pour un défi. De telles rencontres sont rares mais pas toujours rassurantes, d'autant plus que les animaux qu'on peut ainsi croiser (cerfs, biches, sangliers, chevreuils,...) sont de grande taille, plutôt lourds et bien armés...
  • Au printemps, il faut absolument rester dans les sentiers. Les biches dissimulent leurs faons dans les broussailles ; si on s'en approche, même involontairement, notre odeur s'ajoutera à la sienne, sa mère ne le reconnaîtra plus et ne le nourrira plus : nous le condamnons donc à mort.
  • Le chamois a été réintroduit avec succès dans les Hautes Vosges dont le milieu subalpin leur convient bien. Mais ils restent des animaux très sauvages, qui fuient l'homme ; ils se réfugient dans les pentes rocheuses et il ne faut pas chercher à approcher leurs "niches".
  • Le lynx a fait aussi l'objet d'une tentative de réintroduction, plutôt réussie pour ce qui est de l'animal, mais qui a fait l'objet de sabotages de la part de chasseurs particulièrement mal inspirés. Ce prédateur extrêmement discret joue un rôle de régulation précieux dans la faune sauvage. Il ne présente aucun danger pour l'homme et il y a très peu de risques (ou de chances ?), à moins d'un affût patient et tenace, d'en observer un au cours d'une rando.
  • Les petits animaux (renards,...) pourtant très nombreux, sont eux aussi très discrets et difficiles à observer.
  • Il est toujours recommandé de tenir les chiens en laisse, d'une part pour qu'il ne leur prenne pas l'envie de mordre un promeneur pour jouer (ça m'est arrivé), d'autre part parce que, si elle a fortement régressé, la rage n'a pas été éradiquée de nos régions. En batifolant partout, un chien risque de rencontrer un animal malade, rendu agressif par sa maladie, ou une charogne encore contagieuse.
    La rage est-elle encore dangereuse ? (Cliquer)
  • Il n'y a pas de serpents dangereux dans les Vosges : nombreuses couleuvres mais pas de vipères. Toutefois, un inconscient a procédé à un lâcher entre Ribeauvillé et les trois châteaux, et près de l'Etang du Devin (près du Bonhomme). Ces animaux peu sympathiques ont peu essaimé, mais on en rencontre régulièrement ; les hivers ne sont pas froids assez longtemps pour les avoir éliminés. Un habitant de Ribeauvillé a été mordu dans son jardin et les pharmacies de la ville ont en permanence du sérum anti-venimeux pour les cas d'urgence. A savoir : ne jamais enjamber un serpent (il se détend comme un ressort et attaque) ; taper sur le sol pour le faire fuir ou le contourner d'aussi loin que possible. Dans les régions où on trouve des vipères, il ne faut en aucun cas quitter les sentiers, éviter de monter sur les tas de bois et de marcher dans les feuilles mortes, et toujours regarder où on pose les pieds.
  • Les insectes posent les mêmes problèmes que partout ailleurs : moustiques, guêpes, abeilles... Attention aux frelons, qu'on rencontre assez peu mais dont la piqûre peut être grave. On se méfiera tout particuliérement des tiques, qu'il n'est pas facile de dépister et qui sont le vecteur de la redoutable maladie de Lyme et depuis peu en Alsace de la MET.

>>> Haut de la page

Consulter...
les végétaux dangereux...
le jardin d'altitude du Chitelet...

Flore
  • La flore vosgienne recèle des espèces dangereuses : il ne faut pas cueillir n'importe quelle fleur parce qu'elle est jolie, avaler n'importe quelle baie sous prétexte qu'elle est appétissante. Les distillateurs du Val de Villé et d'ailleurs font de l'alcool avec les fruits les plus inattendus, mais pas tous : il y a parfois au bord des chemins des poisons violents (en savoir plus).
  • Ne pas consommer les fruits crus : il y a quand même de bonnes choses au bord de nos chemins, mais il faut encore jouer les rabat-joie ! Les fruits des bois, notamment les rampants (fraises, myrtilles,...) peuvent être contaminés par les déjections de divers animaux (renards) et transmettre une très grave maladie, potentiellement mortelle pour l'homme, l'échinococcose, d'autant plus grave qu'elle peut ne se déclarer que des années après la contamination. Ne jamais grappiller les fruit en se promenant ; on peut les ramasser et les consommer cuits (tarte, confiture,...). Bon appétit quand même !
  • Une flore subalpine rare : les hautes Vosges, malgré leur altitude modeste (1000 à 1400 m), correspondent à l'étage subalpin situé 500 m plus haut dans les Alpes. Elles ont de ce fait une flore rare, protégée, et réservée au plaisir des yeux. Il y a des espèces sauvages d'orchidées, de lys martagon, de plantes carnivores, qu'on retrouve dans des endroits bien protégés du massif du Hohneck, et aussi, plus faciles d'accès, au remarquable jardin d'altitude de l'université de Nancy, au Haut-Chitelet .
  • Respecter les chaumes : la prairie d'altitude des hautes Vosges est un écosystème fragile. Après avoir été le domaine exclusif des troupeaux pendant des siècles, elle a été envahie par le tourisme, dont le piétinement est infiniment plus destructeur que celui des vaches : bien des endroits ont ainsi été pelés puis ravinés. Des essais de limitation de la marche sont en cours ou en projet, avec un succès certain (Ballon d'Alsace), pour réserver de nouveau la chaume aux troupeaux ; jouons le jeu, même si vous n'aimez pas le fromage de Munster...

>>> Haut de la page

Hiver
  • Attention, danger ! Les Vosges sont le paradis de l'hiver... à condition de ne pas perdre de vue qu'il peut y avoir des dangers... Surtout dans les hautes Vosges, certains sentiers sont interdits car dangereux (roches de la Schlucht et du Hohneck). Des panneaux le précisent, ce qui n'empêche pas des inconscients de s'y lancer quand même. Il arrive qu'on les récupère vivants.
  • Eviter le hors-piste : à ski comme à raquette, comme en été, sortir des pistes peut abîmer la nature. En hiver, il peut y avoir d'autres dangers, dûs aux accumulations de neige (corniches, congères)
  • Attention au raccourcissement des distances : dans l'air froid et pur des sommets, en ski de fond comme en raquette, on croit parfois être arrivé... et le chemin ne finit pas ; on force et on fatigue, et on arrive sur le rotules... alors qu'il y a le retour.
  • Ne pas négliger la nourriture : la dépense énergétique est très forte en hiver, la marche plus fatigante : des en-cas sont indispensables, sans oublier de boire suffisamment. Et la plupart des fermes-auberges sont fermées !
  • Danger, avalanches ! Nos petites Vosges ne sont pas à l'abri. La neige s'accumule sur les corniches où elle forme des surplombs qui peuvent céder sous le poids d'un homme. C'est alors une chute de plusieurs centaines de mètres...
> en savoir plus sur l'hiver
> un "fait-divers d'hiver" parmi d'autres

>>> Haut de la page

A lire cette page, on aurait l'impression que les Vosges ne présentent que des dangers... Loin de là ! Pour une page de précautions destinées à ne pas abîmer le trésor de notre pays, notre site vous en offre de nombreuses autres qui vous donneront peut-être envie de découvrir les merveilles qu'il propose...