Nos coups de
coeur
> L'Ecomusée des Vosges Saônoises
> La ferme-auberge Zundelhutte (Col du Kreuzweg)
> Le refuge du TCF au Rouge-Gazon
> Le Mémorial Alsace-Moselle de Schirmeck
L'écomusée de la montagne de Château-Lambert
juillet 2004
Dans un village des Vosges Saônoises accroché aux pentes raides du Ballon de Servance, non loin du Col des Croix, une ancienne ferme abrite un musée à la fois riche et bien présenté, sur la vie des paysans dans ces paysages qui ne sont idylliques que pour les touristes du 21ème siècle...
Les pièces du bas montrent l'étable, l'étage présente l'habitation, et jusqu'à une salle de classe, ainsi qu'un métier à tisser, une salle sur les mines, et une exposition de photos du début du 20ème siècle qui montre que nos ancêtres n'avaient pas, si j'ose dire, froid dans le dos : les énormes charges de foin qu'ils transportaient sur les pentes raides les en auraient d'ailleurs empêchés.
Dans les prés qui dominent la ferme, un sentier de découverte présente les activités et l'habitat des travailleurs du bois. La présentation est complétée par un moulin (démonté dans un autre village et remonté au musée), une scierie et une forge.
La présentation est claire et didactique : à recommander aux jeunes de tous les âges !
Inconvénient (prévisible) : le musée est inadapté (et inadaptable...) aux handicapés. J'ai néanmoins parcouru l'ensemble de la visite (avec quatre pauses sur le parcours : mais il y a des bancs partout). Dans la ferme, il y a de nombreuses marches et les portes sont parfois étroites ; le parcours extérieur est entrecoupé de marches : difficilement accessible à un fauteuil roulant, même avec accompagnateur sportif. A la fin du parcours, j'avais les jambes qui flageolaient, mais je ne l'ai pas regretté !
Accès :
> depuis l'Alsace, traverser le Col de Bussang (vallée de Thann) ; au Thillot, monter au Col des Croix et prendre à gauche puis peu après à droite la route de Château-Lambert (le musée est fléché).
> depuis la Franche-Comté : rejoindre le Col des Croix par le sud (vallée de Servance à partir de Mélisey, entre Luxeuil et Belfort) ; prendre à droite au col (virage serré).
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La ferme-auberge Zundelhutte
Régulièrement depuis longtemps
Les fermes-auberges ne manquent pas dans les Hautes-Vosges. Beaucoup sont devenues - tourisme oblige ? - plus auberges que fermes. Ça n'empêche pas forcément l'ambiance d'y être sympathique ni la nourriture originale et de qualité.
Elles sont nettement moins nombreuses à mesure qu'on remonte vers le nord. Parmi celles qui s'étagent entre Hohwald et Kreuzweg, il y en a une où je reviens toujours avec plaisir, c'est la Zundelhutte. A quelques encablures du Col du Kreuzweg, dans des prairies cernées par une mer de sapins, c'est un havre de paix et de sérénité. L'auberge n'est pas constamment ouverte dans la semaine, car l'activité principale reste la ferme, et on le devine aussitôt que M. Conrad vous accueille chaleureusement dans la petite salle traditionnelle et toute simple, dans une ambiance amicale ; Mme Conrad prépare des menus fermiers de qualité : pas de proposition gastronomique farferlue ou exotique, la tradition solide et immuable. Beaucoup de gentillesse, un accueil authentique, des moments de qualité.
> Accès : à partir du Hohwald, monter vers le Col du Kreuzweg (D 425) ; peu avant le col, tourner à droite sur une petite route (panneaux), puis aussitôt à droite (ne pas confondre avec l'hôtel Zundelkopf) ; la ferme est 300 m plus loin sur la gauche. En venant de Sélestat : passer par Villé, continuer la D 424 et à Saint Martin, tourner à droite (D 425 vers le Hohwald) ; dépasser le Col du Kreuzweg puis prendre à gauche une petite route d'abord en forte descente (panneaux) puis tout droit (voir ce-dessus).
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Le refuge du Touring-Club au Rouge-Gazon
Juillet 2003
A la Chaume du Rouge-Gazon, on risque de s'orienter instinctivement vers l'ancienne ferme-auberge, devenue hôtel, alors qu'à quelques pas, à l'ombre des arbres, le refuge du Touring-Club accueille dans le calme et la paix. Pour un prix modique, une soirée et une nuit dans la grande tradition de la randonnée, c'est le rêve. Je l'avais découvert il y a quelques années (il est au bord du rectangle bleu), j'y ai récemment de nouveau passé la nuit, c'est le même plaisir même quand dehors les nuages vous tombent sur la tête.
Christian Bolla occupe activement sa retraite en entretenant la maison où il assure l'accueil. Il vous reçoit avec gentillesse, et au hasard de la conversation reconnaît qu'il regrette d'héberger parfois des touristes-casseurs qui ne respectent rien et on sent dans sa voix le souci d'être seul pour continuer à ouvrir les portes du refuge et de ne pas savoir s'il y aura de la relève... Et il vous fait remarquer avec malice que quand vous serez allés vous coucher à l'étage, vous serez juste à 1100 m d'altitude...
> Accès : depuis Mulhouse par la N 66, traverser le Col de Bussang jusquà Saint Maurice sur Moselle (on y arrive directement depuis Epinal ou Remiremont). Prendre à gauche en venant de Mulhouse la D 90 vers le Rouge-Gazon (ne pas confondre avec la route du Ballon d'Alsace) et la suivre jusqu'au bout ; contourner l'hôtel et suivre une petite route sur 300 m ; on peut stationner dans un espace à droite de la route, face à une petite maison et si on est courageux (ou si on a une 4x4) monter le chemin à gauche sur 100 m puis prendre à droite : le refuge est sous vos yeux.
> le site internet du refuge
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Mémorial Alsace-Moselle de Schirmeck
août 2007
Des musées, on en voit de toutes les couleurs, de toutes les formes et même des très bien. Mais en trouver un installé, logiquement d'ailleurs, au fond d'une vallée vosgienne, en dehors des grands bassins de population, c'est inhabituel. En trouver un de cette qualité, c'est encore mieux : il retrace les mésaventures de l'Alsace et de la Moselle entre 1871 et 1945, ballotée entre deux destins, entre deux nations qui se déchiraient, enjeux de marchandages, au coeur de litiges, de querelles, de discordes... et de guerres. L'histoire d'une province qui a changé 4 fois de nationalité en moins d'un siècle, avec ses péripéties, ses trahisons, ses compromissions, ses injustices, avec ses résistances ou ses collaborations, ses héroïsmes discrets, ses grandes figures et ses sans-grades, jusqu'à l'horreur d'Oradour et l'espérance de la réconciliation... Une présentation racontée avec des moyens audio-visuels modernes variés et bien mis en scène parfois jusqu'à l'excès. On en sort la tête pleine, heureux de retrouver le ciel et de se dire que, ouf, c'était hier, oui, mais, seulement hier. Depuis la terrasse on voit la voie ferrée, la gare de Schirmeck, l'emplacement du camp d'internement, et au loin, dans les montagnes d'en face, le monument du Struthof. Visiter ce mémorial, c'est un devoir de mémoire, pour construire un avenir de vie et de bonheur.
Bien sûr la réalisation technique, on aime ou on n'aime pas, mais le projet devrait être un incontournable de l'éducation des jeunes et des moins jeunes. Le jour pourtant nuageux où j'y suis allé avec Jacques, il n'y avait pas beaucoup de monde. Dommage.
Un point à souligner auquel je suis particulièrement sensible, l'accessibilité soignée aux handicapés : fléchage vers le parking, nombre de places réservées (huit !), largeur des passages, ascenseurs doublant tous les escaliers ; seule difficulté, l'ouverture des portes battantes (coupe-feu?) nécessite une aide. Mon scooter est passé partout sans problème. Une visite à recommander à tous !
Accès :
> de Strasbourg à Schirmeck par l'A 35, l'A 351, la N 420 (maintenant D 1420) ou depuis Saint Dié par la même route ; depuis Colmar ou Mulhouse, traverser les Vosges par Sélestat et col de Steige (D 424).
> en entrant à Schirmeck en venant de Strasbourg, tourner à droite et passer sous la voie ferrée vers le parking (fléchage) ; en venant du sud ou pour les handicapés, suivre le fléchage (départ près du pont de la Bruche sur la D 392)
> en savoir plus sur le site du mémorial
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