Symphonie Vosgienne
A travers les forêts et les montagnes des Vosges...
Parabole du Chêne

Accueil
Rectangle rouge
Rectangle bleu
D'autres sentiers
Diaporamas
Symphonie
> page précédente
> page suivante

> choisir une page :
[ 1 ] [ 2 ] [ 3 ] [ 4 ] [ 5 ] [ 6 ]
[ 7 ] [ 8 ] [ 9 ] [ 10 ] [ 11 ] [ 12 ]
[ 13 ] [ 14 ] [ 15 ] [ 16 ] [ 17 ] [ 18 ]
[ 19 ] [ 20 ] [ 21 ] [ 22 ] [ 23 ] [ 24 ]
[ 25 ] [ 26 ] [ 27 ] [ 28 ] [ 29 ] [ 30 ]
[ 31 ] [ 32 ] [ 33 ] [ 34 ] [ 35 ] [ 36 ]
[ 37 ] [ 38 ] [ 39 ] [ 40 ] [ 41 ] [ 42 ]
[ 43 ] [ 44 ] [ 45 ] [ 46 ] [ 47 ] [ 48 ]
[ 49 ] [ 50 ] [ 51 ]








49

Mon tronc s'est ouvert en deux,
vidé de sa substance.
Mes branches se sont fracassées.
Une seule pointe encore,
pathétique,
dans l'orage qui s'éloigne,
en attendant le jour,
mon dernier jour.
Je suis devant un horizon infini.
Les premières lueurs de l'aube
tremblotent à l'horizon.
De l'autre côté du fleuve,
la sombre barbacane
de la Forêt-Noire
s'étire en une longue chaîne.
La clarté revient doucement.
Le pays dort encore,
et pourtant,
on dirait que tout vibre,
comme saisi d'un pressentiment.
Tous les arbres
se tiennent plus droits,
pénétrés de respect,
comme s'ils s'attendaient
à une théophanie.
Un coq chante dans la vallée.
Le monde attend.
Un silence recueilli
a pénétré la nature.
Le soleil est tout proche.
Il jette par-delà les crêtes
comme une pluie
d'étincelles d'or.
Il dessine sur la montagne
un liseré de lumière.
C'est comme une crinière de feu.
Enfin, un rayon de lumière jaillit
comme un coup de fouet,
et le soleil,
dans un ruissellement
d'or et de feu,
s'élève au-dessus des créneaux.
Une flamme circulaire
embrase le monde.
A son contact,
tout reprend vie.
Le jour est revenu
et la vie a dissipé la peur.